Le Châtelain de
MONTRACHET ennuyé, par l'absance de son fils unique
le CHEVALIER parti à
la Croisade, allait souvent
se promener sur le chemin de la Côte. Un jour, il est
allé aux FOLATIÈRES en passant devant le CLOS DE LA PUCELLE.
Là, il a
rencontré une DEMOISELLE qui le peuplait dans cet enclos
sacré. La suite
est facile à imaginer. Un nouveau-né, neuf mois après,
enrichissait le village de PULINE. Plus tard, le seigneur
de
MONTRACHET
a appris la mort de son fils bien-aimé à la Croisade.
Par la tristesse et
le souci pour son lignage, ses cheveaux ont BRANCHI du
DESSUS, il a decidé, enfin, d'adopter son BÂTARD. Le jour
de l'entrée
de ce dernier au château, les paysans, faisant la haie,
criaient à
pleine voix, «BIENVENUE au BÂTARD de MONTRACHET!» Des
son arrivée, le seigneur voulait lui ENSEIGNER la coutume de
la maison,
pourtant
le jeune bébé n'arrêtait pas à pleurer et, enfin comme
toujours, c'était le père qui cédait à l'enfant pleurant
par
dire «A
CRIO l'BÂTARD!» en se bouchant les oreilles... (Une invention
personnelle
d'après les plusieurs versions citées notamment par Jean-Fraçois
Bazin et Jean-Claude Wallerand etc. tirant toute leur
origine de celle de Jacques Prieur. On pourra éventuellement
y ajouter «VIDE
BOURSE» mais cela deviendra trop vulgaire...)